La presse …

Chez Pascale Proffit, la bizarrerie est fantaisie poétique.

 Ses personnages, créatures extravagantes et invraisemblables imposent leur présence émerveillée. Ces joyeuses gargouilles n’ont d’autre logique que celle des rêves .Leur humour subtil et  énigmatique défie la raison et déstabilise les pesanteurs du bon sens ordinaire.

Elles sont le zeste apéritif qui nous donne à réfléchir savoureusement sur le sens ou le non sens de l’existence.

Marianne Rillon ;  Galerie ART-Aujourd’hui


Pascale en son jardin

Eh bien voilà une belle chose de faite. Pascale Proffit installe son jardin magique au cœur du théâtre, côté cour, dans le hall. Un jardin peuplé d’êtres truculents et mutins, histoire de rire et de voir la vie du bon côté. Du côté des « taquineries champêtres » et des « douceurs printanières ». Pascale y réalise des boutades, comme d’autres des boutures. Elle cultive le merveilleux art de la facétie et plante et transplante ses sculptures dans un terreau enrichi de pure poésie. Ses drôles de scénettes sont autant de petits tréteaux, où des personnages rigolards nous jouent la comédie de la vie, le nez en l’air, l’œil brillant, le sourire ravageur. La vie, la vraie, celle qui est au cœur du travail de leur auteur. Une vie qui est douce comme la pluie, tendre comme de jeunes pousses. La sève monte, bouillonne dans les nids d’amour. C’est le bonheur. On y rêve les yeux ouverts.

Un jardin à visiter sans modération, le jour, sous les rayons du soleil, et la nuit, sous le sourire de la lune.

Loïc Loeiz Hamon


…Sitôt les 3 coup frappés, le rideau écarté, l’humour se présente. Mais pas de premier degré exclusif. L’histoire est plus complexe, qui se déroule et nous enroule dans l’émotion.  Comme empruntée à l’imagerie fantastique, au symbolisme médiéval, une cohorte de gargouilles souriantes et de chimères débonnaires occupent l’espace et le jeu. Mais sur le fil de la grâce,  un souffle lyrique enveloppe la verve habile et provoque l’équilibre…

   extrait                                       Claudine Dufour – Meurisse

                                            Espace Scipion   Paris V


…Pascale Proffit cherche à nous amuser au besoin réfléchir , à nous de choisir .

Du clown, elle a retenu la propension au déguisement .Bien sûr, ses figures nous représentent et nous moquent, gentiment .D’où sortent elles ? De la bandes dessinées, certainement, mais bien plus loin elles trouvent leur origine dans les figures grotesques qui décoraient les assiettes de Moustier au XVIII siècle, et, plus loin encore dans les chapiteaux de nos églises romanes et les bordures des manuscrits médiévaux.

L’art de Pascale Proffit est la contemporaine transcription d’un goût vieux comme le monde : aimer rire de soi et des autres, avec une tendre complicité…

  Antoinette Faÿ-Hallé (Conservateur général du patrimoine, chargé du musée national de   

 céramique, Sèvres.)

Cinquante ans de céramique française 1955- 2005

 Une collection nationale (éditions de la réunion du musée national Paris 2005)

(extrait  )